Qu’aucun enfant ne meure du paludisme: la solution est enfin là
« En mémoire de mon petit frère Rachid / vacciner pour sauver les enfants du paludisme » C’est une excellente nouvelle ! La lutte contre le paludisme est un enjeu majeur de santé publique, et il est encourageant de savoir qu’une solution efficace est enfin disponible pour empêcher que des enfants ne meurent de cette…
« En mémoire de mon petit frère Rachid / vacciner pour sauver les enfants du paludisme »
C’est une excellente nouvelle ! La lutte contre le paludisme est un enjeu majeur de santé publique, et il est encourageant de savoir qu’une solution efficace est enfin disponible pour empêcher que des enfants ne meurent de cette maladie. Cela représente un grand pas en avant dans la protection de la santé des populations les plus vulnérables.
Le paludisme, une maladie transmise par les moustiques, demeure l’une des principales causes de morbidité et de mortalité chez les enfants en Afrique subsaharienne. Chaque année, des millions d’enfants sont infectés, et beaucoup d’entre eux succombent à cette maladie évitable et traitable. En Côte d’Ivoire, plus de 1 000 enfants de moins de cinq (05) ans meurent chaque année à cause du paludisme. Mon petit frère Rachid est l’une de ces victimes.
Le paludisme est la première cause de consultation, d’hospitalisation et de décès dans les centres de santé ivoiriens. L’incidence élevée de cette maladie en Côte d’Ivoire est alarmante, avec un taux d’infection de 23,3 % dans la population générale et de 70,9 % chez les enfants de moins de cinq ( 05) ans en 2023, selon les données présentées par le Dr Yeboua Amoikon du service communication de la DCPEV. Face à la fréquence de ce fléau, l’OMS recommande depuis 2021 l’utilisation d’un vaccin comme outil complémentaire de prévention chez les enfants de un (01) à cinq (05) ans. Cette innovation médicale se présente comme un renfort en plus des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée (MILDA) et de la pulvérisation intra domiciliaire. Ce vaccin révolutionnaire offre un nouvel espoir pour réduire la charge de la maladie et sauver des vies.
Cet article explore la pertinence et sollicite l’acceptabilité de ce vaccin pour les enfants dans les régions endémiques. Pour illustrer l’importance de ce sujet, je souhaite partager mon histoire personnelle: celle de la mort de mon frère Rachid, causée par le paludisme.
Je m’appelle Camara Natou, une sœur écœurée
Le paludisme, une maladie qui m’a marqué dès mon plus jeune âge. C’est une réalité omniprésente dans notre quotidien en Afrique.
« Je me souviens encore du jour où mon petit frère, Rachid, a été emporté par le paludisme. C’était en 2015. Rachid était un garçon plein de vie et de rêves, âgé de seulement huit (08) ans. Il avait un sourire qui illuminait notre maison et une curiosité insatiable pour tout ce qui l’entourait. Malheureusement, cette joie de vivre a été brutalement interrompue par cette terrible maladie. Un soir, Rachid a commencé à se plaindre de maux de tête et de fièvre. Nous pensions que ce n’était qu’un simple coup de froid ou une fatigue passagère. Mais au fil des heures, son état s’est aggravé. Il a commencé à frissonner, à transpirer abondamment et à délirer. Nos parents ont immédiatement compris qu’il s’agissait de quelque chose de bien plus grave. Nous avons fait tout notre possible pour le soigner à la maison, utilisant les remèdes traditionnels et espérant qu’il se rétablisse rapidement. Mais rien n’y faisait. En désespoir de cause, nous avons conduit Rachid à l’hôpital. Malheureusement, malgré les efforts des médecins, le paludisme avait déjà fait des ravages irréversibles sur son petit corps. Voir mon frère lutter pour chaque souffle, ses yeux remplis de douleur et de peur, est une image qui restera gravée en moi pour toujours. Et le moment où nous avons dû lui dire adieu a été le plus déchirant de ma vie. La douleur de perdre un être cher à cause d’une maladie évitable est indescriptible. »
Mon frère n’a pas eu la chance d’être vacciné !
Peut-être que mon frère serait encore avec nous et en bonne santé s’il avait eu accès au vaccin.
C’est pourquoi je vous implore, chers parents, de ne pas ignorer le danger que représente le paludisme. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir accès à un vaccin capable de protéger nos enfants contre cette maladie mortelle. Ne laissez pas les rumeurs et la désinformation vous dissuader de faire vacciner vos enfants. Le vaccin est sûr et efficace. Il peut sauver des vies.
Ne laissez pas la peur et les fausses informations vous priver de cette opportunité de protéger vos enfants. Faites le choix de la vie. Faites vacciner vos enfants contre le paludisme. En mémoire de Rachid et de tous les enfants qui ont succombé à cette maladie, engageons-nous à lutter ensemble pour un avenir sans paludisme.
La Côte d’Ivoire n’est plus un pays craintif en matière de capacité médicale. Ayons confiance en nos autorités !
Le vaccin a débuté depuis le 15 juillet 2024
Cible: Enfants de 0 à 11 mois Âge de vaccination: à partir de 6 mois Nombre de doses: 4 doses / enfant
Districts concernés: 38, sur toute l’étendue du territoire ivoirien.
Le vaccin est gratuit, sûr et Efficace
Le Ghana, notre pays voisin est un exemple à suivre en matière de résultats positifs et rassurants du vaccin antipaludique.
Un vaccin soutenu par Gravi,thé vaccine alliance.
Je m’engage pour un zéro paludisme en Côte d’Ivoire !
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